l'Advision Julie

Ce site est la ré-actualisation du blog "coming ouSt" (actualité politique - homosexualités - médias) dont l'adresse est : www.comingoust.canalblog.com

17 novembre 2009

Le cas Ségolène Royal

Ségolène Royal se montre un cas à part dans le paysage politique de la Ve République. Sa trajectoire est atypique et son comportement souvent incompréhensible parce qu'elle illustre une démarche peu commune. Son engagement, apparemment apprécié dans la Région qu'elle préside (rigueur budgétaire,  positionnements clairs et justifiés, innovations, stimulation intellectuelle des forces vives) est souvent brouillon et scandaleux sur le plan national. Elle donne d'elle même une caricature faite de force et de naïveté qui la fait passer pour une provocatrice ou, pire, pour une fanatique déjantée. Elle étonne, elle irrite, elle détonne. Elle est sans doute la personnalité la plus politiquement incorrecte du paysage présidentiable actuel. En cela, je suis d'accord avec Vincent Peillon qui déclare, en colère, après le clash de Dijon : «Ségolène Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012. Elle s'est disqualifiée».

Au moment où les médias nous apprennent que Royal, réactive, écarte Vincent Peillon, grand homme de talent, de son courant, il convient peut-être de tracer un bilan de l'action politique et des particularités psycho-idéologiques de Ségolène Royal.

1) Royal est une femme d'ordre qui aime le désordre. Au nom des valeurs qu'elle défend, elle ose troubler la donne pour fonder un discours fait de paradoxes. Par exemple, sur l'identité nationale, elle prône une sorte d'infaillibilité des transmissions tout en permettant que toute initiative iconoclaste puisse se loger dans le grand vivre ensemble qu'elle idéalise sous le nom de "fraternité". Elle semble de jamais transiger sur la notion de bien collectif pour faire triompher la cohésion sociale. Elle a sans doute appris de Mitterrand que la complexité gagne à être le moteur de l'action politique, elle a sans doute aussi perçu que la longévité incompréhensible d'un François Hollande à la tête du grand parti de la gauche s'expliquait par un immobilisme structurel et langagier. Elle a acquis de l'un l'envie de fasciner, elle a acquis de l'autre, a contrario, le désir d'être en mouvement et de créer sa propre langue de communication.

2) Royal est une instinctive qui joue de ses insuffisances
. Certes elle est énarque, certes elle eut une expérience gouvernementale, mais elle n'offre pas un CV éblouissant. La France, pourtant assez avide de panache, lui a permis d'être la seule femme présente à un second tour d'élection présidentielle de toute l'histoire de notre démocratie élective.  En cela, elle est déjà entrée dans l'Histoire. A cette occasion, elle a entretenu un rapport immédiat avec un peuple de gauche populaire, ce que jamais n'avait pu réussir à faire un Delors, un Jospin, un Strauss-Kahn. Royal, actuellement, semble vivre les dernières heures de ce lien fort avec le peuple. Elle se bat mais tout cela s'effrite...

3) Royal est l'archétype des innovateurs précoces
. Elle capte avec force les besoins d'une société cloisonnée et avide de participation. Sa vision d'une démocratie directe, des débats participatifs, s'est imposée dans les structures locales avec une étonnante évidence. Malgré le centralisme de cour du pouvoir sarkozyste actuel, elle a permis que s'impose partout une autre voie qui, largement exploitée, peut faire penser que gouverner est affaire d'écoute et de décision ferme plutôt que de calculs fondés sur de vagues opinions sondées.

Somme toute, ces trois traits de caractère expliquent l'irritation qu'on peut avoir face à cette femme imprévisible et narcissique. J'imagine que l'on peut souhaiter pour 2012 qu'une personnalité socialiste conduise la contradiction face à un Sarkozy tout aussi imprévisible et narcissique que l'est Royal (il aura également avec lui d'avoir conduit la France dans une terrible voie sans issue), un socialiste moins enfermé dans les contradictions d'une nature complexe et avide d'avoir raison.

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Dois-je te dire merci, Ségolène?


Et si, dans la guerre Peillon - Royal qui s'amorce sous nos yeux, Vincent Peillon, philosophe de formation, arrivait à acquérir la sagesse retrouvée d'un PS enfin incarné?


Julie

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11 novembre 2009

Sarkozy ou le petit coït

En débattant des questions du moment avec mes amis proches, je suis arrivée, dans le feu de l'action verbale, dans une soirée d'anniversaire avinée, à affirmer que la meilleure contestation du sarkozysme était l'indifférence. Cet homme qui veut être au cœur de l'humanité qui bouge, et qui veut surtout être un acteur de premier plan d'une politique planétaire (au point qu'il peut mentir en affirmant avoir vécu la chute du mur de Berlin - ô vanité infantile, que de contre-vérités n'ai-je formulé en ton nom? - ou qu'il croit pouvoir réformer le capitalisme international à lui tout seul), cet homme donc, a un plan de communication éprouvé qu'on peut résumer par une effroyable réminiscence des temps journalistes anciens : je suis partout!

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Angela Merkel : une vie sans talonnettes

Julie, qui aime le débat plus que de raison (ne pas parler est une forme de mort), arrive donc à formuler l'idée qu'on ne doit pas répondre à ce chef de l'état inepte qui croit exister par de petits coïts mentaux hebdomadaires. Le bouclier fiscal? Allez, on le dit : on s'en fout ! Le grand emprunt? Ni chaud ni froid ! Le débat sur l'identité nationale? Rien à battre ! L'amitié franco-allemande revivifiée par la venue de la Merkel sous l'Arc de Triomphe, ce 11 novembre, quel intérêt? Le népotisme envers fiston Jean, puis envers fiston Pierre? Si ça lui fait plaisir au vieux...


Bref, dire que Sarkozy n'existe pas devrait nous faire un bien fou. Ma méthode de l'indifférence parfaite conduira les décennies qui suivront cette catastrophe gouvernementale (prions qu'elle ne dure que 5 ans!) à réagir avec étonnement à un journaliste avide de jugement sur cette période sans envergure de notre histoire : Sarkozy? C'est qui Sarkozy? Un petit mec qui montait sur des estrades pour faire des discours vides? Un narcissique ridicule qui disait aux français "Casse-toi pauvre con"? Je vois vaguement. Il a été président avant ou après Mitterrand?

***

Sources des allusions de ce post : Imhotep (article Agora Vox) - Julien Mielcarek (article Ozap)


Julie

04 novembre 2009

Du désastre

«J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les États. On sait quels désastres en résultèrent.»

Claude Lévi-Strauss

Julie

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03 novembre 2009

Sarkozy, l'homme qui n'a rien à dire

Depuis que Yann Barthès a révélé sur Canal+ que Sarkozy avait tendance à se répéter (discours aux agriculteurs), ces cochons de commentateurs ont leur verve toute dressée.

Je vous recommande de lire avec attention l'article du blog BienBienBien qui fait une synthèse du système Sarkozy par l'exemple. Éclairant.

Voilà donc deux ans et demi que Petit Garçon, président de la France d'après, nous fait le coup. Il répète des trucs pour se faire plaisir. Vous allez me dire : comment se fait-il qu'on soit si peu attentif aux discours d'un chef d'état au point qu'aucun journaliste n'ait remarqué cette grossière manœuvre avant? Pardi, Petit Garçon il parle mais personne ne l'écoute. Personne. On se dit : bah, il n'a rien à dire, il fait comme d'habitude, une vague campagne électorale, de ville en ville, pour s'agiter.

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Il est gravé ? Il est grave !

Car voilà. La France a à sa tête un type qui s'amuse à faire quatre, cinq, six fois le même discours, et tout le monde s'en fout. C'est une petite machine auto-reverse. Un coup d'épaule par ci, un haussement de talonnettes par là, et des phrases mal construites et très simples qui fusent et qui se perdent. Les nègres de Petit Garçon ne se fatiguent plus : ils ont compris. Pourquoi écrire une parole présidentielle puisque nous n'avons pas de président ! Rien qu'un truc qui parle tout le temps. Un perroquet. Une machine. Un coq de village. Un mange disques. Un ressort. Un rien.

Source : "Sarkozy est vraiment le roi du copier coller" (Vincent Glad)


Julie

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02 novembre 2009

le gobelet de Julie 6

La rubrique de ce blog intitulée "Le gobelet de Julie" recense des petites infos dont on parle peu.

Le Figaro nous apprend que ça bouge chez les Communistes. Sébastien Jumel, maire de Dieppe, est qualifié d'étoile montante du PC. Si j'en crois la photo (reproduite ici), l'homme porte jolie gueule. Si l'on lit l'interview faite par le journaliste S. Potier, on constate cependant que le discours de Sébastien Jumel manque un peu d'optique (il est pas mal mon jeu de mots, hein?). D'autant qu'il semble avoir un double foyer (quand je suis lancée...) : Marie-Georges et Jean-Luc. Bref, Sébastien n'a pas encore une vision très personnelle de la singularité de son militantisme. C'est bête pour un Dieppois car, si je ne me m'abuse, Dieppe fut longtemps la ville de l'ivoire (je sais, je suis trop forte!)

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Sébastien Jumel (photo Le Figaro)

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La firme Disney, auteur de DVD pour les enfants intitulés "Baby Einstein", vient de se voir condamner par les tribunaux américains pour publicité mensongère. La publicité expliquait que grâce aux vertus pédagogiques des dessins animés de ces DVD, les petits téléspectateurs yankee allaient devenir intelligents! Fô oser, hein? La société Disney doit donc rembourser les consommateurs et retirer sa publicité. Nous en France, on a un truc qui passe en boucle sur les chaînes de télé : Baby Sarkozy. C'est très animé, c'est très répétitif mais on s'est vite aperçu que question intelligence...

***

Ségolène Royal poursuit sa route atypique en portant sur la place publique diverses réflexions sur les problèmes socio-économiques du moment. Les "Universités populaires et participatives" qu'elle a inventé, se sont réunies à la mairie du 4e arrondissement de Paris sur le thème de la souffrance au travail. J'ai regardé en vidéo, avec intérêt, le développement de certaines idées sur les effets pathogènes des nouvelles contraintes de productivité dans le monde salarié. Pour accéder au discours introductif de Ségolène Royal, c'est ici.

***

Louis Nicollin (le si raffiné président du Club de foot de Montpellier) qualifie le capitaine de l'équipe d'Auxerre, Benoît Pedretti, de "petite tarlouze". Il précise aussi, d'un ton de mafieux pas rangé des voitures: "on va s'en occuper"! Ouh là, l'homophobie et l'intimidation coup de poing ont toujours de beaux jours devant eux dans le monde si joyeux du ballon rond! Plus sérieusement, Pedretti il serait pas avec Thierry Henry? Et Louis Nicollin avec qui il est Louis Nicollin? Non, sérieux, Louis Nicollin il baise avec Georges Frêche? Dégueulasse !

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Thierry Henry et Benoît Pedretti (photo L'Equipe)

Julie

 


31 octobre 2009

La police se moque de Brice Hortefeux

J'ai lu quelque part que depuis la fameuse phrase raciste et publique de Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, policiers et gendarmes s'amusent quotidiennement à communiquer entre eux, par exemple de voiture à voiture, en ces termes : "Chef! Individu suspect de type auvergnat en vue, chef !".

Est-il utile de rappeler qu'Hortefeux avait manié le mensonge par déformation en affirmant sans rire que son immonde petite phrase sur les arabes... visait les auvergnats? Personne ne l'avait cru, bien sûr.

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2g de Volvic dans le sang? Votre compte est bon!


On parle souvent de l'opinion publique comme d'une force qui relaie et amplifie les actes chevaleresques comme les pitoyables vilenies. Certes, monsieur tout-le-monde capte les polémiques volatiles de la nation (elles sont légion ces temps-ci), réagit, mais il oublie aussi très vite. Ce qui frappe dans l'exemple de ce nouvel habitus des forces de police, c'est qu'il passe par le langage, qu'il se moque par métaphore. Ainsi, i faut bien comprendre que les ricanements des flics de base symbolisent un désaveu flagrant, qu'ils constituent, face à un ministre affaibli, le plus violent boomerang qu'on puisse imaginer dans le monde très "civilisé" des forces de l'ordre.


Julie

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28 octobre 2009

Villepin étonne

Dominique de Villepin, hier soir, rassemblait ses sympathisants à la Maison de l'Amérique Latine. D'habiles pronostiqueurs (et Villepin lui-même) avaient prévu une salle pouvant contenir à peine 600 personnes. Ils furent nettement plus du double. On put même s'étonner que plusieurs centaines d’entre eux furent contraints de rester à la porte.  Les villepinistes affirment, d'ailleurs, que le site internet de l'ancien premier ministre enregistre actuellement près de 10 000 connexions par jour.

Dans une salle bondée et dans une atmosphère de grand soir, Villepin fit entendre un souffle conquérant qui prit la forme d'un discours programme.

Ce matin, sur France Inter, Villepin était l'invité de la tranche d'infos. Il fut brillant, élégant, pertinent et corrosif.  Mettant en cause directement la politique irréfléchie de Sarkozy, il sut taper là où ça fait mal. Florilège :


Faire de la politique c'est "servir et non pas se servir"
"Il y a un déficit d'action en France"
"Un homme seul ne fait pas une politique"
"Il n'y a pas de fatalité à mener des politiques qui n'ont pas de résultats"
"Pourquoi faut-il avoir une conception constamment stigmatisante et restrictive de l'identité française"
Il faut "un véritable pacte républicain et social au service des Français"
"On ne peut pas, plus de deux ans et demi après la Présidentielle, en rester à l'ouverture des débats, à la nominations de commissions..."
"Quand va-t-on agir?"
"On a un gouvernement qui a 40 ministres", que font-ils?

"Les déficits nous rongent : Il faut remettre de l'ordre dans la maison"
"Il faut définir avec les français une règle du jeu"
On fait aujourd'hui des "propositions baroques comme celles de chanter la Marseillaise, ce qui est proche du ridicule"

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l'homme qui a dit "non mais, oh!"


Notons aussi que Villepin a manié l'ironie en s'opposant à l'inculte Sarkozy au détour d'un propos sans apparente portée polémique en commençant sa phrase par "Ceux qui connaissent l'histoire savent..."

Pour terminer, savez-vous quelle est l'expression que l'auguste Dominique a utilisé le plus souvent lors de son interview de France Inter? Service public ! De l'art de surfer sur les mécontentements...


Julie

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27 octobre 2009

Vive la Burqa !

Il y a 20 ans, j'étais jeunette et fraîche, je déjeunais chez une amie, à Montpellier, dont le mari commençait une brillante carrière de publicitaire. Je me souviens de ce moment car je me souviens souvent des instants où je découvre des trucs. Cet été-là, ce jour-là, à Montpellier, je fus surprise par deux petits événements mentaux Je buvais pour la première fois un Faugères, sensuel, soyeux, aromatique, et depuis, dans ma cave, à côté des Saint-Emilion (je ne suis pas très ordonnée), il y a quelques bouteilles de Faugères. Mais ce dont je me souviens le plus, c'est d'une discussion sur la naissance du téléphone mobile, qu'on appelait "cellulaire", dont mon ami vantait les mérites et essayait d'expliquer les principes aux deux filles obtuses qui faisaient l'honneur de partager son vin. Je me souviens très bien de ma réaction outrée.  C'était la première fois que j'entendais parler de cette invention et j'étais contre. J'étais déjà un peu violente, un peu sensible, une fille énervée. Je m'en veux: je ne peux pas m'empêcher de discuter, de voir de l'aliénation partout. Donc j'étais outrée. Te rends-tu compte, Fred, quelle vie nous propose ton engin? Cette possibilité d'être joint partout, d'être dérangé sur un trottoir par votre propre mère, de s'isoler des chalants, de proposer à tous les borborygmes d'une vie privée inepte, c'est effrayant!

Depuis, Julie fait comme tout le monde : elle a son téléphone portable. Elle y tient. Et elle est aliénée. Je voulais écrire ce billet pour que cet anniversaire ne passe pas inaperçue. En 1989, le monde venait d'inventer une Burqa sociale: le téléphone portable.

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Voile Forfait intégral

BONUS : Regardez ici une publicité américaine pour le téléphone cellulaire (1989)

PS : 2 autres anniversaires sont à étudier en ce moment : Bien sûr la Chute du mur de Berlin (1989 également) mais aussi les premiers pas d'internet, il y a 40 ans. C'est vieux 40 ans?

 

Julie

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25 octobre 2009

Qui sera le prochain premier ministre de Sarkozy?

Julie, qui est une sorte de journaliste des for intérieurs, vous délivre les circonvolutions post malaise vagal d'un chef de l'état qui va devoir reprendre du souffle pour exciter le peuple. Donc nommer un 2e François Fillon dans quelques mois. Car le peuple est en pleine défiance et il va avoir besoin de changement. Julie s'est procurée, par l'intermédiaire d'une copine voleuse qui bosse dans les médias (1), un document griffonné de la main de Nicolas Sarkozy, à dire vrai, comme vous allez le voir, plutôt un tableau qui fait le point sur ces méditations. En haut du document on peut lire de traviole une petite introduction que je vous soumets : "personnalité fade : doit obéir, rester à sa place" / "mec atypique : doit surprendre (casting)" / "grand besoin de reconnaissance : doit me devoir tout".
Sur le papier, on trouve donc ce tableau aux colonnes grossièrement tracées au crayon de bois :


 

Fadeur

Atypisme

Besoin de reconnaissance

Handicap

Xavier Bertrand

*****

*

*****

Pas assez moderne. N'incarnera pas le tremplin 2012 pour ma ré-élection (11-7=4)

Bernard Kouchner

*

***

*****

De moins en moins aimé par l'opinion. Problématique pour l'UMP. Plus assez de gauche pour faire un bon casting (9-4=5)

Jean-François Copé

**

**

***

Pas assez tranquille. Devra cpdt entrer dans le gouvernement pour mieux être écrasé (7-6=1)

Brise Hortefeux

***

*

****

Trop marqué à droite. A mieux à faire à l'Intérieur où il devra durcir tout ça (8-6=2)

Christine Lagarde

****

*

**

Trop crispée. N'incarne rien d'autre qu'un langage technocratique qui m'ennuie (7-4=3)

Jean-Louis Borloo

**

****

***

Pas assez sobre. Mais centriste. Trop décalé pour me faire de l'ombre (9-1=8)

Nicolas Hulot

*

*****

*

Excitant mais difficile à férer. Comment le manipuler s'il me fait chier? (7-4=3)

Claude Guéant

**

*

***

Homme de l'ombre qui veut le rester. Trop besoin de lui au quotidien (6-5=1)

Laurent Wauquier

**

**

****

Trop jeune. Trop belle gueule. Mais ça aurait de l'allure. En tt cas il montera en grade (8-1=7)

Eric Besson

*****

**

*****

Malgré son talent, trop « traître » pour que les français le perçoivent bien (12-6=6)

Dominique Strauss-Kahn

*

**

**

Trop intelligent pour moi, et l'UMP serait furieuse que ce coup réussisse (5-4=1)

Christian Blanc

*

***

**

Un chieur. Une possibilité de faire monter le Nouveau Centre (= tuer Bayrou), mais somme toute un mauvais plan (6-5=1)

Xavier Darcos

****

*

***

Trop intello. Trop notaire de province. Un Xavier Bertrand en moins courtisan (8-7=1)

Henri Guainot

**

**

***

Déjà trop vice-moi. Comme Guéant, doit rester proche (7-6=1)


On voit que la dernière colonne propose des chiffres à peine cabalistiques. Un total. Sans doute exploité à partir du nombre d'étoiles disposées. Suivi d'une soustraction (le handicap). De la bonne tactique en somme. Du calcul.

Or si on en croit cette jolie anticipation, Nicolas rêve sur 4 noms : Borloo, Wauquiez, Kouchner, Besson.
Comme je suis une gentille fille j'ai remercié ma copine journaliste voleuse. Et comme je me méfie des foudres de l'Élysée, je me garde bien ici de me ranger dans le clan des méchants "commentateurs". A vous de juger...

____________________________________

(1) mais je déconne. Comme vous êtes naïfs! C'est à pleurer...

Julie

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23 octobre 2009

La bourde de Jean Sarkozy au journal de 20h

Comme je suis déçue ! Je m'attendais à vivre un moment de castagne épique ces jours-ci! Car, malgré les petits cris des commentateurs et des internautes, malgré les rigolades sanglantes de nombre de cafés du commerce, j'étais quasiment certaine que Petit Garçon (chef d'état de notre bonne France, talonnettes 5cm) allait faire grandir son régime autocratique coûte que coûte, bref qu'il allait, coûte que coûte, imposer son fiston à la tête de l'EPAD! Je me disais, ça y est, on l'a enfin notre Margaret Thatcher française, on peut la vivre en direct l'idéologie narcissique de cette droate décomplexée qui montre ses couilles, on va comprendre enfin qui est Nicolas Sarkozy! Etvoilatipa que Jean Sarkozy renonce à être président de son EPAPAD !

On parle, dans les médias, depuis ce matin, de la grande maturité dont a fait preuve Jeannot Lapin en renonçant à cette suprême ambition. Soulagés, les démocrates semblent ne pas avoir remarqué que, dans la prestation du fiston (Journal de France 2), une phrase de Jean Sarkozy, jeune homme sérieux, devenu humble, concentré et coatché, fait craindre le pire pour la suite de ses velléités individuelles! Je vous la livre : "Vous me demandez si j'en ai parlé au président? Non. En ai-je parlé à mon père? Oui !" Oh, la bourde ! oh la boulette!

Car, que signifie cette rhétorique de conseiller en communication? Que l'adulte Jean a évalué l'impact national du népotisme qui s'installait comme image référentielle à la tête de l'état? Non! Que le petit Jean a mesuré avec Papa les dégâts que ce coup politique trop voyant pouvait occasionner au sein de son clan familial? Oui! Terrible aveu des magouilles entre le papa et la progéniture...

jeans21

le nouvel obéissant

Moi, Julie, si j'avais été conseillère en communication de Jeannot Lapin, j'aurais renversé la phrase : Vous me demandez si j'en ai parlé à mon père? Non! En ai-je parlé au président? Oui ! Et en mon âme et conscience, je ne souhaite pas que la France soit discréditée par une candidature mal comprise et mal acceptée...

Voilà ce qu'il eut fallu dire. Voilà. Je vous le répète sans cesse et vous ne voulez pas me croire : ce régime qu'on croit fondé sur une communication savante et bien huilée est au contraire rhétoriquement approximatif! Les hommes du sarkozysme croient être rusés et convaincants, ils ne sont que superficiels et pleutres... Il est peut-être encore temps que Jeannot Lapin s'en rende compte...

Julie

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