26 juin 2010

Je t'aime pareil

Aujourd'hui (26 juin 2010, jour de la Gay Pride parisienne) à 21h05, France Inter lance une nouvelle émission intitulée Je t'aime pareil, animée par Harry Eliezer et Marjolaine Koch. Un programme estival hebdomadaire (tous les samedis durant l'été, donc) entièrement consacré à la question de l'homosexualité.

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oui à l'arc en ciel, non à l'arc en fiel

 
Voici la présentation de l'émission faite sur le site de la radio : 
« Où en est réellement la société française vis-à-vis de l'homosexualité aujourd'hui ? Ces dernières années ont été marquées par l'arrivée du PACS. Mais contrairement à d'autres pays parfois très proches de nous, les homosexuels sont-ils vraiment acceptés ? L'idée de cette série d'émissions de radio est de faire un état des lieux de la situation. En quoi les moeurs ont-elles changé et qu'est-ce qui bloque encore ? Quand des pays comme le Portugal autorisent le mariage gay ou l'insémination et l'adoption pour les couples homosexuels en Belgique, pourquoi la France se braque-t-elle en refusant de franchir le pas ? Les témoignages de personnes concernées, qu'elles vivent en France ou à l'étranger, aideront à dresser un bilan.

Un conseil de Julie aux deux animateurs qui font leurs armes dans une radio perturbée par la censure sarkozyste des humoristes politiques (S. Guillon et D. Porte) : ne pas être drôles, ne pas être politiquement incorrects !

 

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Posté par Advision Julie à 15:37 - Commentaires [11] - Permalien [#]
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Commentaires sur Je t'aime pareil

    Les teignes du politiquement correct

    Julie, je ne comprends pas bien la fin de votre billet. Faut-il croire que Guillon et Porte étaient "drôles" et "politiquement incorrects" ? Si c'est ce que vous vouliez dire, les bras m'en tombent. Guillon a l'humour méchant comme d'autres le vin (ou le gin). Et comme parangon du politiquement correct, on ne fait pas mieux. Guillon ne m'a jamais amusé. L'extrême gauche non plus.

    Et maintenant ... MESSAGE PERSONNEL : Julie, vous rappelez-vous que vous avez une boîte aux lettres électroniques ? Méchante amie ! Aussi méchante que Guillon !

    Posté par David, 27 juin 2010 à 22:18 | | Répondre
  • Petite morale

    David, moi je trouve Guillon très drôle. Et puis on devrait tous arrêter, moi la première, d'utiliser cette dichotomie lassante et éculée "politiquement correct/incorrect" : ce réflexe moral commence à me fatiguer. Il radicalise les opinions et ne libère guère les intelligences.

    Posté par Julie, 28 juin 2010 à 07:53 | | Répondre
  • On est donc une bande d'éculés ?

    Si le politiquement correct c'est aller dans le sens du pouvoir, Guillon ne l'est pas. De là à laisser entendre qu'il est d'extrême gauche, c'est à mourir de rire. Mais je ne veux pas mourir aujourd'hui.

    Posté par Konstantin, 28 juin 2010 à 07:58 | | Répondre
  • Ah Julie, cette émission de France Inter était bien plan plan ! Elle ne réveillera pas la torpeur de la ménagère de moins de 50 ans ni la fera réfléchir aux préjugés qu'on peut lui supposer.

    Quant au débat périphérique qui se trame ici, il aurait été étonnant que le très prévisible David (que je lis parfois ici)rit aux chroniques de Stéphane Guillon!

    Posté par PomPomGousse, 28 juin 2010 à 08:11 | | Répondre
  • Filiation

    Les inconditionnels de Guillon sont très probablement les fils de ceux qui riaient jadis aux numéros de chauffe socialo-communistes que réalisait l'ineffable Guy Bedos.

    Pour ma part, je n'écoute pas ce type de propagande par le rire, n'ayant du reste pas l'habitude de constituer le public des radios officielles.

    Quant au politiquement correct, il n'a rien à voir avec le pouvoir politique constitué. Je n'en dirai pas plus pour ne pas incommoder les prévisionnistes délicats qui préfèrent se lire entre eux.

    Posté par David, 28 juin 2010 à 22:46 | | Répondre
  • chauffe qui peut

    D'accord David, va pour votre haine de Bedos. J'étais sûr qu'il allait être cité ici ou là. Au fait, pour ma culture, donnez moi le nom d'un humoriste de droite (chauffe le péno-pétainiste)?

    Posté par Konstantin, 02 juillet 2010 à 20:44 | | Répondre
  • Devinette ?

    Réponse : Konstantin

    Posté par David, 02 juillet 2010 à 22:04 | | Répondre
  • Remise en jeu

    J'espère que la réponse apportée à la devinette ci-dessus ne me vaudra pas de remporter le lot qui est logiquement associé au jeu, à savoir (au choix) :

    - les "Ecrits politiques" de Jacques Doriot (Tome 1 : "Au coeur du PC") ;
    - les Mémoires de Marcel Déat (Tome 1 : "La SFIO").

    A moins qu'il ne s'agisse d'un ouvrage de ce raseur d'Abel Bonnard !

    D'avance, je remets mon lot en jeu !

    Posté par David, 02 juillet 2010 à 22:29 | | Répondre
  • Les héros de papier

    En ce temps de commémoration de l'appel du 18 juin 1940, le petit gauchiste contemporain (une manière de bobo semi bolcho et semi écolo) croit de bon ton de donner dans l'anti-pétainisme idéologique.

    Il faut tout de suite préciser qu'à ce propos (comme à bien d'autres) le gauchiste est un parfait imposteur, qui utilise l'histoire à des fins purement politiques. Le gauchiste n'écrit pas l'histoire, il façonne une mythologie.

    De plus, le petit gauchiste est un donneur de leçons pseudo patriotiques. En général, il ne les dispense qu'avec sa langue et, de préférence, en temps de paix. Il est amusant de s'interroger sur la conduite qu'aurait adoptée notre petit gauchiste en mai et juin 1940.

    Assurément, notre Bitru aurait été mobilisé comme bidasse de deuxième pompe, avec casque, bandes molletières et lebel réglementaires. A moins que papa ait connu un képi étoilé à l'état-major général ! En l'absence de cette dernière chance, notre Bitru aurait transpiré en manœuvres des mois durant, au point d'oublier le pacifisme qu'il bêlait avant son enrôlement. Au "foyer", il aurait même péroré quelques vagues propos patriotiques entre deux bibines un peu tièdes.

    Révérant la politicaille à chapeau mou, notre bidasse "progressiste" aurait même cité Paul Reynaud dans son délire patriotique : "nous irons jusqu'au bout !".

    "Au bout", il n'allait pas tarder à y être … "Au bout" de sa pétoche !

    En mai et en juin 1940, les idées de notre Bitru auraient été remises en place par le feu roulant de l'ennemi et les marches arrières à opérer sans lambiner ! Si la campagne de France a été conduite par nombre d'hommes courageux auxquels il faut rendre hommage, je gage que tout ce que Bitru le "va-t-en-guerre" aurait pu jeter contre les troupes allemandes, il l'aurait lâché dans son caleçon ! Les harangues politiciennes de notre bidasse auraient été fauchées comme un blé en herbe par le coup de faucille de Manstein.

    Désormais habitué aux manœuvres radicales et aux retournements, notre Bitru aurait accueilli les propos prononcés par Pétain le 17 juin 1940 avec le soulagement du cerf qui vient d'échapper aux chasseurs. Il se serait même soudain souvenu de l'oncle de Verdun, qui avait croisé en son temps un bout de la moustache du Maréchal.

    Désarmé (pour autant qu'il ne le fût déjà) et rendu à la vie civile, notre Bitru aurait été taquiner le topinambour en zone sud pendant quelques années, avant d'être repris par une crise de patriotisme urticante.

    En 1944, à l'heure où les carottes allemandes sentaient le roussi (et l'horizon dégagé de tout panzer), notre Bitru, n'écoutant que son courage et gonflé de la mâle assurance procurée par le port d'un brassard fraîchement enroulé autour de son bras gauche, serait entré dans la terrible mêlée. Ce fier combattant s'en serait alors pris à quelque jeune fille qu'il aurait poursuivie à grands coups de tondeuse (voire avec une arme toute personnelle que la décence m'interdit de décrire ici).

    Notre Bitru aurait été évidemment décoré pour ces actes héroïques.

    "Pauvre Bitos", aurait dit Jean Anouilh !

    Voilà, je souhaite dédier ce moment d'indignation contre l'imposture des bobos gauchistes à Alain Griotteray, qui partageait cette indignation laquelle a animé nombre de nos échanges.

    Si l'on veut avoir une vision juste et sérieuse de ces événements, nous lirons d'abord les "Mémoires de guerre" du Général de Gaulle, mais aussi les écrits du Général Weygand. Sur les premières heures de la résistance (non mythologique), il faut lire le colonel Remy et, bien sûr, Alain Griotteray ("Qui étaient les premiers résistants ?).

    Enfin, l'on mettra tout cela en perspective par la lecture de la pièce d'Anouilh : "Pauvre Bitos ou le Dîner de têtes".

    Posté par David, 04 juillet 2010 à 10:23 | | Répondre
  • C'est marrant que vous citiez Anouilh, David. Lui qui, dans la bouche de Créon (Antigone) légitimait le devoir de faire la sale besogne et de garantir la puissance de l'état au dépend de la révolte. Comme quoi, un écrivain ne peut symboliser une parole stable, capable d'argumenter ces vagues sujets historiques.

    PS : je remarque que, sur tous les blogs, les commentaires péremptoires illustrent les obsessions de chacun. Je fais remarquer à mes advisionnaires que mon billet portait sur une émission de radio gay ! Merci à PomPomGousse de l'avoir compris.

    Posté par Julie, 04 juillet 2010 à 14:19 | | Répondre
  • Promesse

    Vous avez l'air fâchée Julie !

    Je ne la connais pas cette émission, moi. Et puis, vous savez bien que je suis allergique à France Inter ! Dès que j'écoute cette radio, j'ai des pustules purulents qui poussent sur le visage. Ensuite, vous utilisez ce prétexte pour m'éloigner lorsque je veux vous embrasser !

    Allez, la prochaine fois, c'est promis je commente le sujet que vous avez choisi !

    Posté par David, 04 juillet 2010 à 22:19 | | Répondre
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