09 octobre 2009

Un boxeur svp pour Monsieur Mitterrand !

L'affaire Frédéric Mitterrand me donne des boutons. Sans doute parce qu'elle incarne la vacuité des préoccupations politiques et médiatiques de notre temps mais aussi parce qu'elle titille la moralité supposée de chacun d'entre nous.

Résumons.

1 - Le ministre de la culture du gouvernement de la France est notoirement homosexuel. Les Français n'y voient rien à redire et même rien à dire. Heureusement d'ailleurs! Sa vie privée ne regarde que lui, et la visibilité de ses attachements amoureux indiffère la sphère publique. Elle ne doit pas y entrer.
2 - Le ministre de la culture du gouvernement de la France fut choisi par le chef de l'état parce qu'il a compétence et vocation à défendre les intérêts des artistes et qu'il sait de quoi il parle : écrivain et cinéaste, Frédéric Mitterrand fait état d'une œuvre modeste mais saluée par les connaisseurs. Il est, moins que Malraux mais davantage que Jack Lang, un homme de plume, un créateur. Il est l'auteur d'un livre autobiographique intitulé La Mauvaise vie, considéré comme un livre attachant et sincère. Il sait lire, écrire et penser, ce qui n'est pas si mal dans le monde du pouvoir d'aujourd'hui.
3 - Il se trouve que le ministre de la culture du gouvernement de la France s'est ému, à mon goût vite et mal, des conditions étranges de l'arrestation du cinéaste franco-polonais Roman Polanski, poursuivi pour viol et pédophilie par la justice américaine. La maladresse de la communication institutionnelle du ministre a dérangé. Elle a suscité le doute et la suspicion : pourquoi Mitterrand avait-il à cœur de défendre un criminel? La sensibilité sexuelle du ministre fut-elle à l'origine de cette parole mal comprise par l'opinion?
4 - Marine Le Pen (mégère de l'ordre moral), Benoît Hamon (stalinien déguisé en beau gosse), portèrent les premières accusations en forme d'amalgame : Mitterrand avait écrit jadis des trucs infâmes dans La Mauvaise vie, et il fut facile pour la première de dire que le ministre, comme son très cher ami Polanski, était pédophile, il fut facile pour le second de faire entendre qu'un ministre de la République se doit d'être moralement irréprochable, qu'il fallait qu'il démissionne.
5 - L'opinion publique, déchaînée contre Polanski, avait la voie ouverte pour emboîter le pas au FN et aux staliniens du PS : manifestement, Frédéric Mitterrand n'était pas seulement l'homosexuel notoire que tout Paris connaît, il était aussi et surtout un horrible amateur de jeunes thaïlandais qu'il payait dans des élans libidineux qu'on nomme aussi, quand on est poli, du "tourisme sexuel".
6 - Le livre de Mitterrand, par quelques hyperboles savantes, devint donc rapidement la bible de la pédophilie qui ne dit pas son nom et une apologie du tourisme sexuel. A entendre ces moralistes effarouchés, et en comparaison, les livres d'André Gide et de Tony Duvert devaient être édités dans la Bibliothèque Rose... Or, pour avoir lu en octobre 2006, dans sa version de poche, La Mauvaise vie de Frédéric Mitterrand, je suis loin de penser que les jeunes amants du ministre furent des enfants. Il doit sans doute remercier la ruse banale de ces corps graciles d'asiatiques qu'il devait chérir...

En résumant les 6 étapes du lynchage médiatique de ce ministre homosexuel, je me dois de préciser deux ou trois choses qui me tiennent à cœur :

  • Il est pour moi inconcevable d'avoir la moindre clémence pour un violeur comme Polanski, si viol il y a eu. Tout psychiatre sait que, pour toujours, l'univers mental d'une jeune fille violée est poursuivi par la violence subie. Dans le viol, le corps meurt, le plaisir est condamné, une culpabilité fantôme assaille la moindre volonté d'être autonome.

  • Il est pour moi inconcevable de légitimer toute forme, même exotique, de pédophilie. Comme chacun sait, le grand principe de l'amour sexué est l'égalité, une égalité traduite par le consentement.

  • Qu'il s'agisse des hétérosexuels ou des homosexuels, il est malheureux de penser que des êtres humains puissent avoir besoin de rapports sexuels tarifés pour assouvir leur plaisir.

Alors maintenant, que reproche-t-on au ministre de la Culture? Son homosexualité? Non. La visibilité avec laquelle il l'incarne dans une œuvre littéraire? Non. Une pédophilie avérée? Non. Le recours aux prostitués? Non. On lui reproche, en somme, par maladresse et naïveté, de donner à voir l'ambiguïté de bien des zones inconnues pour la France hétérosexuelle du journal de 20 heures. Marine Le Pen continue de hurler : Mais dans son livre, il emploie le mot de "gosses" pour parler de ses jeunes thaïlandais ! Le mot "gosse" ne veut rien dire, Madame. La preuve : Julie l'a employé pour définir Benoît Hamon, au paragraphe 4 du résumé ci-dessus...

mitter

king rameur

Hier, pourtant, devant Laurence Ferrari (TF1), poignant et fragile face au besoin de se défendre, le ministre de la Culture a dérapé. Oui. Il a voulu vieillir la jeunesse aimée, il a évoqué un boxeur thaïlandais de 40 ans avec lequel il avait couché. Arrête, s'il te plait, Monsieur le ministre. Tu es homo, c'est super. Tu aimes les asiatiques? Génial. Prendre l'avion pour coucher avec un boxeur de 40 ans, c'est pas un peu ballot, ça? Y'a de jolis spécimens musclés à Paris, au King Sauna... Ces littéraires, il faut toujours qu'ils en rajoutent !


Julie



Posté par Advision Julie à 23:21 - Commentaires [13] - Permalien [#]
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Commentaires sur Un boxeur svp pour Monsieur Mitterrand !

    Remarquable réflexion, merci d'avoir éveillé ma curiosité! Je vais prolonger ma visite.
    (juste un regret, hors sujet: le blanc sur fond noir est particulièrement agressif pour mes yeux)

    Posté par le coucou, 10 octobre 2009 à 08:50 | | Répondre
  • FREDERIC MITTERRAND N'EST PAS HORS-LA-LOI !

    Comme tous les "bons citoyens" honnêtes, j'ai réagi bêtement à chaud et sans avoir tous les éléments en main au sujet de la prétendue pédophilie de notre ministre de la culture, me fiant uniquement aux assertions de Marine le Pen.

    Après examen plus attentif de l'affaire et après avoir écouté les arguments des défenseurs du présumé coupable, je me suis aperçu que j'étais tombé dans le piège des apparences.

    Le seul reproche que l'on peut faire à monsieur Mitterrand c'est d'avoir pratiqué le tourisme sexuel, non la pédophilie. Et encore, c'est un reproche personnel et non judiciaire.

    Cessons l'hypocrisie ! Certes il est immoral de s'adonner au tourisme sexuel, pour autant ce n'est pas illégal.

    Tant qu'il n'y a pas de mineurs impliqués.

    Je rappelle que la loi française n'interdit nullement de pratiquer le tourisme sexuel pourvu que les prostitués ne soient pas des mineurs.

    Le ministre est un citoyen comme les autres, il a le droit d'exercer sa liberté. Jusqu'à preuve du contraire, il n'a rien commis d'illégal.

    Il a certes commis des choses hautement condamnables mais "seulement" sur le plan moral, non sur le plan légal.

    Puisque la morale de la république et de ses défenseurs se borne aux termes de la loi, pourquoi les citoyens font-ils tant d'histoire pour si peu de choses ?

    En république on peut faire tout ce qu'on veut tant que cela n'enfreint pas la loi : avorter, faire commerce de la pornographie, tuer son semblable sous uniforme, fabriquer et vendre des bombes à des belligérants, etc...

    De deux choses l'une : ou bien on change les lois en les mettant en accord avec la morale, ou bien on joue le jeu de la sainte république et on la ferme !

    J'insiste : du strict point de vue des lois républicaines, on n'a rien à reprocher au ministre de la culture.

    Tant qu'il ne viole pas les lois, sa vie privée le regarde.

    On se scandalise hypocritement des moeurs du ministre mais à côté on trouve normal d'avorter, de vendre des armes, de faire du business avec la pornographique...

    Sous prétexte que c'est légal.

    Avant de faire les écoeurés face aux moeurs de Frédéric Mitterrand, les honnêtes citoyens rangés -avec leur si belle morale républicaine- feraient bien de balayer devant la porte de leur conscience !

    Raphaël Zacharie de IZARRA

    =======

    Réponse faite à un détracteur me reprochant ma prise de position :

    La république nous demande d'adopter avant toute chose sa "morale". Ensuite le citoyen fait ce qu'il veux tant que cela ne sort pas du cadre des lois républicaines. C'est le principe même de la république. La morale des individus n'a rien à voir avec les lois temporelles de notre société.

    Contrairement aux régimes islamiques, dans notre démocratie nous avons le droit d'être immoral, abject, immonde, criminel tant que nos actes sont en conformité avec les règles républicaines.

    Par exemple vous avez parfaitement le droit de vous enrichir en faisant du commerce avec la pornographie, en fabriquant des armes et en les vendant à des belligérants. Dans ce dernier cas vous serez même choyé par l'Etat. Vous avez également le droit d'avorter. La loi le permet. Il ne vous est pas interdit d'appartenir à des sectes sataniques tant que vous restez dans les rails de la loi. La société ne peut pas non plus vous reprocher de cultiver du tabac. Or toutes ces activités et adhésions parfaitement licites n'en sont pas moins fondamentalement criminelles.

    C'est cette hypocrisie que je dénonce à travers mon article.

    Dans un premier temps, égaré par les fumées du discours général sans nuance j'ai éprouvé un profond dégoût envers monsieur Mitterrand que je pensais -à tort- être un libidineux pédophile. Or après examen de l'affaire il se trouve qu'il ne s'est pas rendu coupable de ce crime.

    Par ailleurs j'admire le courage et la combattivité dont il fait preuve dans sa défense.

    Et je ne trouve pas déplacé qu'il se montre courageux et combattif dans la mesure où il n'est pas pédophile. Un innocent a le devoir de se défendre.

    Maintenant, s'il s'avère que le ministre s'est réellement rendu coupable de pédophilie, alors croyez bien que je serai le premier à le condamner et ne lui trouverai aucune circonstance atténuante. Et cette fois toute argumentation de sa part pour justifier ses actes serait indécente.

    Mais au fait, ne nous éloignons-nous pas de l'essentiel dans cette affaire ?

    Qu'est-ce qu'on demande avant tout à un ministre de la république ? De produire un certificat de virginité ou bien d'être tout simplement compétent dans son ministère ?

    C'est dans une monarchie que l'on exige des hauts placés des preuves de moralité, pas dans un système qui se veut efficace, égalitaire, laïc.

    Tant que le ministère de la culture fonctionne bien, c'est le principal et c'est tout ce qu'on demande à un ministre responsable de son ministère. Le ministre n'est qu'un serviteur de l'Etat, un employé de la république comme un autre. Pourquoi devrait-on exiger de lui un comportement plus exemplaire que les autres ?

    Parce qu'il est ministre ? Un ministre est un citoyen ordinaire, en vertu du principe républicain de l'égalité de tous face à la loi.

    Nous ne sommes pas dans une monarchie : théoriquement l'accession au poste de ministre de Frédéric Mitterrand n'est pas un privilège, pas un cadeau, pas une récompense.

    Juste un fait.

    Nous sommes en impartiale république, je le rappelle.

    Raphaël Zacharie de IZARRA

    +++++++

    PRECISION :

    S’il s’avère que le ministre est réellement coupable, je serai le premier à le condamner.

    Mon avis sur cette affaire n’est pas définitif. Il évolue et se nuance avec les nouveaux arguments qui arrivent au fur et à mesure du débat. Et je me donne d’ailleurs le droit de me tromper. C’est ce qui fait l’intérêt de tout débat. Je ne suis pas entré dans ce débat pour avoir raison mais pour faire triompher la vérité, quelle qu’elle soit.

    Mes positions sont susceptibles de changer selon les nouveaux éléments.

    Je suis ni pro-Mitterrand ni anti-Mitterrand.

    Je suis juste « pro-réflexion », à la seule recherche de la vérité.

    Je n’ai aucun intérêt social ou personnel à défendre des criminels. Au contraire, j’ai tout intérêt à promouvoir la vertu.

    S’il faut condamner Mitterrand pour ses actes, je le ferai sans aucun problème et avec virulence.

    Mais je veux des preuves.

    Raphaël Zacharie de IZARRA
    raphael.de-izarra@wanadoo.fr
    2, Escalier de la Grande Poterne
    72000 Le Mans
    02 43 80 42 98

    Posté par Raphaêl Zacharie, 10 octobre 2009 à 10:40 | | Répondre
  • Oui, Julie. Mais si on veut éviter ce lynchage, quand on est soi-disant un grand écrivain, dans un pareil contexte de récit, on évite le mot gosse. Ou bien on l'emploie mais pas pour rien.

    Posté par OlivierAutissier, 10 octobre 2009 à 11:15 | | Répondre
  • le sens, les sens...

    A Olivier : il me semble qu'il m'est arrivé, moi jeune femme responsable et néanmoins lesbienne, dans un moment de tendresse et même dans un moment où l'examen de nos différences de comportement pouvait l'exiger, d'employer le mot "gamine" face à l'une de mes maîtresses, l'une de mes partenaires de jeu sexuel. Suis-je pour autant pédophile? En rhétorique, si mes souvenirs universitaires sont encore vivaces, cette marque d'affection s'appelle un hypocoristique. Tant que l'on ne verse pas dans la perversité coupable de désirer un enfant, l'homme, la femme, l'écrivain, peut employer le mot qui lui sied.

    A Raphaêl : Votre étonnante, appliquée et très sérieuse analyse m'étonne. Elle a le mérite de séparer la morale et la loi. Mais ce qui m'a fait rire, voyez je reste légère même devant l'indignation nationale que suscite cette "affaire", c'est la narration de votre premier réflexe. Moi, s'il y a bien une personne à laquelle je ne confierais pas mon cerveau un instant c'est bien Marine Le Pen !!!

    Posté par Julie, 10 octobre 2009 à 15:26 | | Répondre
  • Bonjour
    Pour votre information, vous devez savoir que la prostitution est un délit en Thaïlande (je sais ça ressemble à une blague, mais c'est réel.
    http://www.ump-senat.fr/Jean-Patrick-Courtois-Continuer-a.html?debut_arts=50

    Selon la loi française (articles 113-6 et 113-7 du code pénal), une infraction commise par un français hors du territoire de la République est réprimée si elle constitue un délit également puni par la législation du pays où il a été commis.
    http://extranet.senat.fr/rap/l97-049/l97-0491.html

    Frédéric Mitterrand était donc bien un délinquant au moment où il raconte ses aventures tarifées, contrairement à ce que affirmez.

    Posté par rimbus, 10 octobre 2009 à 16:11 | | Répondre
  • Rimbus thaï un costard

    A Rimbus : A qui vous adressez-vous? Il ne me semble pas avoir développé ce point législatif dans mon post. On peut cependant prendre acte de cette information (donnée par Rama Yade sur ce lien du Figaro)mais comme le délit n'a pas été constaté, n'est-ce pas, votre assertion n'a pas beaucoup de valeur. D'autre part, relisez votre tournure syntaxique étrange : "Frédéric Mitterrand était donc bien un délinquant au moment où il raconte ses aventures tarifées". Convenez qu'associer l'écriture (raconter)à une délinquance équivaut à poursuivre le ministre pour ses écrits. C'est absurde.

    Posté par Julie, 10 octobre 2009 à 16:33 | | Répondre
  • Bromure pour tout le monde !

    Julie, je sens que je vais vous décevoir, mais je n'ai absolument pas suivi cette histoire et je n'en sais pas grand-chose. D'une manière générale, les aventures torrides qui se déroulent dans la moiteur du slip des hommes politiques ne me passionnent guère. J'ai près de 500 bons livres qui m'attendent, et je ne perdrai pas une minute à lire le récit, sans doute bien triste, d'un homme qui a donné ainsi dans l'exhibition et qui en assume aujourd'hui des conséquences vénéneuses.

    Cette histoire, qui fait suite à celle de Strauss-Kahn et à celle de Giscard, démontre assez bien à quel niveau se situe la vie politique en France, pour le plus grand bonheur d'un public toujours friand de gaudriole.

    Je n'aime pas beaucoup Frédéric Mitterrand, qui fait partie de ces traînées de fils de famille que les hommes de pouvoir qui ont connu quelque réussite, laissent involontairement derrière eux. Des cadeaux empoisonnés pour la génération qui suit. Sans l'oncle, le gentil Frédéric aurait peut-être réussi à terminer sa carrière comme sous-directeur de l'information dans une rédaction régionale de France 3. Guère plus.

    De la tempête médiatique qui nous occupe, je ne peux pas dire grand-chose. Je ne connais rien au tourisme sexuel (je n'en connais le concept que pour avoir lu Houellebecq). Ce concept me fait horreur. Il m'écoeure. Il reflète assez bien la société de consommation, celle des consommations de tous ordres qui règne depuis près de quarante ans. Si je me fiche des orientations sexuelles du personnel politique, comme de celles de mes voisins ou de quiconque, je dois déplorer cette mode de l'exhibitionnisme littéraire qui, elle aussi, colle assez bien avec la société du spectacle qui pourrit notre époque.

    Je n'éprouve aucune pitié pour ce Mitterrand qui, en s'exhibant, s'est lui-même jeté en pâture à la grosse bête qui commande à l'opinion publique.

    L'on peut prophétiser que demain, il ne restera pas grand-chose de tous ces lilliputiens. Ils laisseront moins de traces que Félix Faure. La gloire a toujours horreur du nombre !

    Posté par David, 10 octobre 2009 à 23:53 | | Répondre
  • Galipettes ou le cerveau dans un slip

    J'ajoute que d'un point de vue politique, il n'est guère rassurant d'être flanqué de responsables qui laissent ainsi libre court à leurs instincts et qui leur subordonnent la raison. Ce comportement explique les passions qui se saisissent aussi facilement de ces édiles. La moindre idées nouvelles est contactées sans réflexion, comme un virus pénèterait un cerveau ouvert à toutes les lubies. Nous sommes ainsi victimes de ce que les Grecs craignaient le plus : l'hybris !

    Posté par David, 11 octobre 2009 à 10:31 | | Répondre
  • Je suis une gourmande

    Je trouve que c'est très agréable d'avoir le cerveau dans le slip. Et même dans plusieurs slips...

    Posté par Julie, 11 octobre 2009 à 11:36 | | Répondre
  • Bonjour Julie,

    Que n'y a t il un peu plus d'intervention comme la votre dans les medias?! (bizarre cette tournure de phrase) et un peu moins de Lepen ou Hamon, à mon extrême droite de l'hypocrisie politico-morale, ou de Finkielkraut et Levaï, à mon extrême gauche de l'hypocrisie politico-morale. Au commencement, l'affaire Polansky et j'avoue avoir été gênée aux entournures à l'écoute des propos de ses défenseurs. Comme vous, si viol il y a eu, et si la loi américaine ne prévoit aucune prescription, alors... Et si on en sait rien, on se tait. Que des artistes ou autres personnalités médiatiques se laissent emporter par leurs convictions personnelles, ok, mais un ministre de la République se doit, il me semble, de rester mesuré. Dans le doute abstiens-toi! Frédéric Mitterrand n'a pas brillé sur ce point dans l'exercice de sa fonction. Pour le reste, c'est juste désespérant: désespérant les propos de Lepen et Hamon, désespérant, le 20H00 de Mitterrand chez Ferrari et plus encore, désespérant le Vivement dimanche de Mitterrand chez Drucker (enregistré avant la polémique; il n'a même pas l'excuse d'avoir voulu réhabiliter son image! non mais sans blague...)! Rappelez vous Julie les premiers échanges de votre blog portaient sur ce qu'on attendait d'un politique: qu'il travaille. Voilà, moi j'aimerais bien que Frédéric Mitterrand travaille et qu'on le laisse travailler.

    Posté par Lux77, 11 octobre 2009 à 15:00 | | Répondre
  • Merci Lux pour les compliments.

    Posté par Julie, 11 octobre 2009 à 19:20 | | Répondre
  • Raphael Zacharie

    Vous étes apparemment "pro-réflexion" et dites" on se scandalise hypocritement des moeurs du ministre mais à coté on trouve normal d'avorter" !! Humm...

    Vous dites aussi "tant qu'il ne viole pas la loi, sa vie privée le regarde". Apparemment, le principal intéressé n'est pas d'accord avec vous. En effet, il va jusqu'à nier son gout pour les personnes jeunes. Il s'agit bien entendu d'une comédie, mais vous ne pouvez pas dire que le caractére moral le regarde, quand lui-méme jette l'huile sur le feu alors qu'il pourrait admettre que seul le cadre légal importe. ^^

    Posté par rooney, 12 octobre 2009 à 02:55 | | Répondre
  • Lointaine Pensée.

    Que le monde est petit et insignifiant pourtant, qu'est-ce qu'il s'agite.
    Tel un atome, les petits électrons (libres)autour du noyau gigotent, pour trouver leur place mais aussi pour ne pas se confronter aux autres.

    Je vous assure je ne me suis pas trompé, j'en arrive à ma pensée lointaine (français en terre canadienne) : d'où je suis cette polémique semble grotesque. Je n'ai pas lu "la mauvaise vie" (et ne vais plus faire : trop de publicité racoleuse) Je n'ai ni amitié ni inimitié pour Mr M. mais je le remercie pour une chose : comme Lady Fielding et son Harry Potter Mr M. aura au moins eu le mérite de forcer les plus récalcitrant à la lecture à s'exercer sur un nouveau livre.

    Je me demande d'ailleurs si le p'tit Nicolas l'avais fini avant la rentrée des classes.

    Amicalement,

    Posté par jonathan, 15 octobre 2009 à 17:35 | | Répondre
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